Votre chien se lèche les pattes avec minutie ? De façon obsessionnelle ? À certains moments de la journée ? C’est un sujet qui mérite un article, car son origine peut être d’ordre comportemental ou relever d’un problème de santé.
Un chien qui se lèche les pattes sans interruption doit faire l’objet d’une consultation, soit chez le vétérinaire, soit auprès d’un éducateur canin lorsque les raisons médicales ont été écartées. Il ne faut pas le laisser s’enfermer dans cette spirale.
Le chien se mordille ou se lèche la patte
Un chien qui se lèche les pattes, c’est tout à fait normal. Mais lorsqu’il le fait de manière compulsive, qu’il insiste, ou qu’il se « mange » sa patte, ce comportement devient anormal et il faut absolument en trouver la raison.
Si on le laisse faire, on risque de voir apparaître des plaies de léchage. C’est pourquoi il est important de vérifier (ou de faire vérifier) qu’il n’y ait aucune blessure ou gêne.
Le chien peut se lécher les pattes parce qu’elles lui démangent pour des raisons médicales, telles que :
Un prurit (une sensation de démangeaison).
Une blessure, même minime et/ou peu visible. Il peut s’être coupé un coussinet ou s’être blessé lors d’une promenade.
Une brûlure sur le bitume lors de grosses chaleurs, ou à cause de la glace et du sel de déneigement en hiver. Note : le sel est appétissant pour le chien mais il est toxique.
Une piqûre d’insecte.
Un corps étranger, comme un épillet. Attention, l’épillet peut entrer dans la peau entre les orteils et progresser, ce qui déclenche de grosses douleurs. Examinez bien les coussinets et les espaces interdigitaux.
Une atteinte articulaire, neuro-musculaire ou un problème moteur.
Une pododermite.
Une douleur reportée due à une otite ou même à une plaie cutanée de type « hot spot ». L’auteur précise d’ailleurs avoir remarqué que lorsque son propre chien (un Golden Retriever) se lèche la patte avec insistance, c’est généralement parce qu’il souffre d’une otite, d’une gêne aux oreilles ou d’un hot spot.
Une allergie ou la présence de parasites (comme les puces).
Le chien se lèche les pattes pour des raisons comportementales
Lorsque toutes les causes médicales ont été écartées par le vétérinaire, on peut en déduire qu’il s’agit d’un problème de comportement canin.
Ce léchage compulsif traduit alors une très grande anxiété ainsi qu’un stress subi par l’animal. Ce comportement s’apparente à un Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC).
Plusieurs facteurs peuvent provoquer ce trouble :
L’ennui.
L’anxiété de séparation (lorsque le maître s’absente).
L’impossibilité pour le chien de se reposer correctement.
Un manque de dépenses physiques.
Le léchage devient alors un exutoire qui lui permet d’évacuer cette anxiété. Avec le temps, cela peut devenir un véritable rituel. Parfois, le chien agit ainsi pour capter l’attention de son maître. Ce comportement finit par insupporter le propriétaire, qui intervient alors pour lui demander d’arrêter. Pour le chien, qu’il s’agisse d’une attention positive ou négative, cela reste de l’attention obtenue.
Les conséquences du mordillement et du léchage excessif
Lorsque le chien se lèche ou se mordille de façon prolongée et répétée, toujours au même endroit, cela provoque généralement une dermatite de léchage (ou plaie de léchage). Elle se manifeste par une zone de peau à vif, complètement dépourvue de poils. Une véritable plaie ouverte peut alors se former, entraînant un risque élevé d’infection bactérienne secondaire.
Astuce visuelle : Sur les chiens au pelage clair (blanc, sable), on remarque très vite la zone de léchage car la salive finit par faire rosir ou brunir le poil.
Le chien s’enferme ainsi dans un cercle vicieux : le trouble obsessionnel auto-entretient ces compulsions par la répétition irraisonnée du geste. Il faut impérativement stopper ce mécanisme au plus vite.
Que faire si votre chien souffre de léchage compulsif ?
La première étape indispensable est de consulter un vétérinaire afin d’exclure toute cause médicale ou pathologique. S’il est confirmé que le problème est purement comportemental, le chien exprime ainsi une détresse psychologique. Des ajustements et solutions doivent être mis en œuvre :
Augmenter la fréquence et la qualité des promenades.
Évaluer et traiter une éventuelle anxiété de séparation.
Stimuler mentalement l’animal en lui faisant découvrir de nouveaux environnements.
S’assurer qu’il dispose d’un espace calme pour se reposer sans être perturbé.
L’utilisation de méthodes basées sur l’éducation positive et le renforcement positif permet d’être plus à l’écoute des besoins profonds de son chien pour régler durablement le problème.
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