L’auteur commence par expliquer qu’il ne faut pas confondre une véritable bagarre avec une simple « explication » ou « remise en place ».
L’explication / la remise en place : Deux chiens peuvent gronder, râler ou se bousculer sans que cela ne dégénère. C’est une interaction bruyante mais souvent sans gravité.
La bagarre : Elle est beaucoup plus violente. Ses conséquences peuvent nécessiter une visite chez le vétérinaire et, dans des cas rares, être fatales. Des signaux d’alerte identifiables précèdent généralement ces affrontements.
Le jeu : Les chiens aiment jouer de manière musclée (se courir après, grogner, se disputer un jouet). Cependant, si l’un des chiens pourchasse l’autre en continu, que le ton monte et que la queue est portée haute, la situation peut basculer. Il faut alors soit que l’un des chiens se soumette pour apaiser la situation, soit que l’humain intervienne pour y mettre fin en retirant l’objet de tension (le jouet).
1. Les remises en place entre chiens
Ce comportement survient lorsqu’un chien dépasse les limites et qu’un autre le recadre.
Le mécanisme : Les échanges font souvent « plus de bruit que de mal ». Si les chiens sont équilibrés et connaissent les codes, le chien fautif va se soumettre et stopper son comportement.
Le rôle du maître : L’humain ne doit pas intervenir lors d’une remise en place normale, à condition qu’il comprenne la situation. Pour cela, le maître doit posséder une position hiérarchique claire et incontestable. Placer un chien à un statut qu’il ne peut pas assumer peut générer des conflits.
2. Le cas spécifique du chiot
Un chiot qui se montre trop harcelant ou qui ne contrôle pas ses mordillements (la pression de sa mâchoire) se fera naturellement remettre en place par un adulte.
C’est un processus normal et bénéfique pour sa socialisation.
La condition : L’adulte qui recadre doit être équilibré. Le maître ne doit pas tolérer qu’un adulte agresse un chiot sans raison ou cherche à lui faire peur.
3. Comment éviter les bagarres (La vision de l’éducateur)
Alors que certains professionnels recommandent de se concentrer uniquement sur la sociabilité ou d’éviter les situations à risques (repas, friandises, caresses, arrivées de visiteurs), l’auteur adopte une approche différente : ce sont précisément dans ces moments-clés que les chiens doivent savoir se contrôler.
Le positionnement du maître : Si les règles sont claires et que le maître est identifié comme le « chef de meute », les bagarres ne doivent pas éclater.
La détresse du chien : Un chien qui se bagarre en présence de son maître exprime souvent un manque de confiance envers ce dernier. N’identifiant pas son humain comme le guide protecteur, le chien se sent obligé de gérer la situation lui-même.
Le manque de codes : Un chien bien codé utilise des signaux d’apaisement pour désamorcer les conflits. Si des disputes éclatent au sein du foyer, cela peut venir d’une mauvaise distribution de l’attention (caresses données au mauvais moment, traitement involontaire favorisant un chien par rapport à un autre). L’aide d’un professionnel est alors conseillée pour analyser la dynamique familiale.
4. La bagarre avec un chien inconnu
Il faut dissocier les conflits entre chiens de la même maison des altercations avec un congénère croisé à l’extérieur.
Anticipation et contrôle : Le maître doit toujours contrôler les rencontres et ne pas laisser son chien aller voir tous les congénères croisés, car les réactions de l’animal en face sont inconnues.
La peur et le manque de socialisation : Si un chien manque de codes canins, s’il n’a pas appris à approcher correctement ses pairs ou si on l’en a empêché, la peur peut s’installer. Cette peur le pousse à se mettre sur la défensive, ce qui déclenche de l’inquiétude chez l’autre chien et mène à la bagarre.
La solution : Pour corriger ce problème de communication et de défensive, l’auteur préconise de participer à des séances d’éducation collectives.
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