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Coach Canin 16

Décès de son chien, que faire, comment faire son deuil, que dit la loi

📅 13 juillet 2026 | ⏱ 8 min de lecture

Le décès de son chien est aussi douloureux que de perdre un proche pour 90% des propriétaires. Découvrez que faire après son décès, le deuil, les lois en vigueur, les solutions pour lui rendre hommage et les conseils pour surmonter cette perte avec bienveillance.

Être enterré avec les cendres de son chien, bientôt permis ? Votre éducateur canin vous en parle.

La perte de son chien, véritable membre de la famille, est une épreuve très difficile et redoutée. On a beau se dire que l’on s’y prépare, et bien non, nous ne sommes jamais prêts à se séparer de notre chien ou de notre chienne et c’est normal. Vous n’êtes pas seul à éprouver un sentiment d’incompréhension lors de votre chagrin devant la perte de votre chien ou face à la gestion difficile des obsèques. Votre éducateur canin partage avec vous cette étude intéressante réalisée auprès de 3 846 propriétaires en France par les pompes funèbres animalières Esthima et Wamiz.

🕊️ Sommaire

  1. Le chien, un vrai membre de la famille.

  2. Perdre son chien est aussi douloureux que perdre un proche.

  3. Décès de son chien, quoi faire ?

  4. Gérer les obsèques de son chien : choisir la meilleure option (Vétérinaire, pompes funèbres, crémation).

  5. Peut-on enterrer son chien dans son jardin ? (Ce que dit la loi).

  6. Comment expliquer aux enfants le décès de leur chien.

  7. Être enterré avec son chien : un projet de loi en discussion.

  8. Après le deuil : accueillir un nouveau compagnon.

  9. Se souvenir de son chien : garder un lien symbolique.

1. Le chien, un vrai membre de la famille

Pour 82% des propriétaires, le chien est un véritable membre de la famille. 1 personne sur 4 pense même qu’il est comme leur enfant.

Les chiens tiennent une place considérable au sein de la société et surtout au sein de nos foyers. Ils ne vivent plus dehors, dans une niche, à garder une maison. La majeure partie d’entre eux vivent au chaud. Ils partagent nos vies quotidiennes jusqu’au canapé pour certains. On fête leur anniversaire, les Noëls. Certains partent en vacances avec leur maître. Pour 88% des personnes, les chiens seraient autant aimés que les parents, qu’un frère ou qu’une sœur.

2. Perdre son chien est aussi douloureux que perdre un proche

Pour 90% des personnes interrogées, la mort de leur chien ou de leur chat a été aussi difficile que de perdre un proche. C’est un moment où se sentir accompagné compte. Pour tout deuil, pouvoir en parler à ses proches ou aux personnes qui nous entourent est crucial.

Selon cette étude, 20% des maîtres se sont sentis incompris lorsqu’ils ont pleuré leur chien. 54% se sont sentis compris, mais uniquement par des proches. Ainsi, certains propriétaires n’osent pas dire qu’ils ont perdu leur chien de peur de ne pas être compris. Cependant, il n’est pas rare de voir des personnes désemparées devant la tristesse de ceux ou de celles qui ont perdu leur compagnon. Ces rapprochements sont intéressants et propres à la relation que nous avons avec nos chiens.

3. Décès de son chien, quoi faire ?

Plus d’1 personne sur 2 disent manquer d’informations sur l’aspect administratif et organisationnel des obsèques de leur chien ou de leur chat.

 

Le choc émotionnel est si fort qu’il est difficile de rester lucide et de pouvoir assimiler les informations. En deux mots, « les jambes sont coupées, en coton ». Et c’est après coup que l’on se dit : « si j’avais su… ». Pour avoir vécu cette situation, je trouve qu’il est important de faire un point sur les possibilités de gérer les obsèques de son chien. Lorsque l’on connaît tous les aspects, la décision est réfléchie et plus facile à prendre.

 

4. Gérer les obsèques de son compagnon

Face à la situation, 80% des personnes ont fait appel à leur vétérinaire, 10% ont demandé conseil à un proche et 10% se sont tournées vers un crématorium spécialisé.

  • Faire appel à son vétérinaire : C’est souvent la solution de facilité choisie par 49% des maîtres. Le vétérinaire est la personne de confiance qui a soigné et accompagné votre chien. Il vous connaît, il saura prendre le temps de discuter avec vous et trouvera les mots pour soulager votre peine. C’est souvent chez lui que le chemin prend fin.

  • Faire appel à une société de pompes funèbres animalières : Même si elle est de plus en plus courante, on ne pense pas toujours à cette option en cas d’événement soudain. On peut faire appel à un service de crémation et récupérer les cendres.

  • La crémation : 23% des propriétaires se tournent vers la crémation. Parmi eux, 58% gardent les cendres à leur domicile, 34% les dispersent dans un lieu symbolique et seulement 8% ne souhaitent pas les récupérer.

5. Peut-on enterrer son chien dans son jardin ? (Ce que dit la loi)

Selon l’étude, 1 propriétaire sur 2 voudrait organiser les funérailles de leur chien et 28% déclarent vouloir s’occuper eux-mêmes de la sépulture.

  • Avant 2016 : Enterrer son chien dans son jardin devait être encadré par des mesures précises (le chien devait être enterré à plus d’un mètre sous terre, à 35 mètres des habitations ou des points d’eau, et ne pas excéder 40 kg).

  • Aujourd’hui : La loi (notamment via le chapitre sur les sous-produits animaux du Code rural) impose que la dépouille de votre chien soit prise en charge par une structure agréée. L’article qui autorisait les inhumations privées a été abrogé. L’obligation aujourd’hui est de confier la dépouille à un organisme habilité. La loi précise qu’il est interdit d’enterrer son chien dans son jardin sous peine d’une amende de 3 750 €.

6. Comment expliquer aux enfants le décès de leur chien

Lorsque les enfants perdent leur chien, ils ressentent des sentiments difficiles à gérer. Pour certains, ils perdent quelqu’un avec qui ils ont grandi, leur premier compagnon de jeu. Le rôle des parents est primordial durant cette période :

  • Ne déplacez pas le problème en disant que le chien a « fui » ou s’est « sauvé ». L’enfant pourrait s’inquiéter et espérer son retour, empêchant le processus de deuil.

  • Utilisez les bons mots sans raconter de détails morbides. Soyez simple.

  • Ne minimisez pas le décès, mais relativisez si le chien était très vieux ou malade.

  • En cas d’euthanasie, préparez l’enfant. Ne l’écartez pas, il pourrait se sentir blessé de ne pas lui avoir dit au revoir.

  • Exprimez votre propre peine pour lui montrer que c’est normal, mais ne lui imposez pas de voir le corps si cela reste une épreuve trop lourde.

7. Être enterré avec son chien : un projet de loi en discussion

En France, la législation actuelle interdit d’être enterré avec les cendres de son chien. Plusieurs pays européens l’autorisent pourtant, comme la Suisse, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Belgique Wallonne.

Un projet de loi (N° 400) a été déposé par 27 députés pour autoriser cette possibilité, mais ce sujet reste en discussion et n’est pas encore validé. D’après une étude de l’IFOP, 7 Français sur 10 (détenteurs ou non d’un animal) adhèrent à cette idée. Les détenteurs de chiens sont 51 % à exprimer le souhait de reposer un jour auprès de leur compagnon.

8. Après le deuil : accueillir un nouveau compagnon

76% des propriétaires finissent par accueillir un nouvel animal après avoir perdu leur chien. Parmi eux, 50% ont attendu environ 6 mois et 30% ont franchi le pas en moins d’un mois.

Comme je le dis souvent, ce n’est pas pour remplacer son chien. Il n’est pas question de le remplacer, car chaque chien a sa propre personnalité. On a simplement assez d’amour à partager. Adopter ou acheter un autre chien permet de penser à un autre compagnon, de s’occuper d’un petit nouveau, d’écrire une nouvelle histoire et de ramener de la joie au foyer.

9. Se souvenir de son chien

90% des maîtres gardent des souvenirs au travers de photos, 53% conservent ses jouets ou ses accessoires (laisses, gamelle, etc.) et 21% gardent une touffe de poils. Quoiqu’il en soit, on garde avant tout de précieux souvenirs au fond de soi.

🐾 « Les chiens ne nous abandonnent que pour mourir, mais ils nous laissent leurs merveilleux souvenirs pour éclairer le reste de notre chemin. »

Pour chacun de mes chiens que je n’ai plus, je garde des souvenirs uniques que j’aime me rappeler avec joie et plaisir aujourd’hui. Ils ont chacun leur propre histoire. Je souhaite à tous les propriétaires d’animaux de trouver du réconfort dans les merveilleux souvenirs qu’ils gardent de leur compagnon parti trop tôt.