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Comment les chiens étaient-ils soignés aux différentes époques

Lors des précédentes époques, les premières préoccupations sont le maintien du chien en bonne santé pour bien souvent une source de profit. 

A ces époques, nous sommes loin de parler de bien être animal. La médecine est exercée de façon très rudimentaire, avec des méthodes mêlant technicités et souvent magie et croyance.

Sur la même lignée que mon précédent article «l'élevage canin et l'évolution du chien toute une histoire» je fais un condensé de l’article de Jean-Hugues DECAUX qui nous parle des soins et des remèdes prodigués aux chiens pendant le moyen âge, l’antiquité.

 

ATTENTION, les soins décrits dans cet article ne sont pas à reproduire. Cet article est à destination de votre information.

un berger australien bleu allongé et ausculté par un vétérinaire par coach canin 16 educateur canin en charente

Lorsque nous lisons l'article on peut se demander dans quelles conditions les chiens ont pu passer les différentes époques. Nous n'avons pas connaissance de leur espérance de vie mais on peut se dire que celle-ci ne devait pas être très élevée. Il fallait que les chiens soient sacrément costauds. On peut en déduire que les chiens les plus forts survivaient et les plus faibles étaient appelés à disparaitre. Si aujourd'hui la médecine vétérinaire est largement reconnue, il aura fallu des années, de la ténacité et du génie pour qu'elle devienne ce qu'elle est aujourd'hui et heureusement pour le bonheur de nos chiens et de nous mêmes.

Le Moyen âge et la renaissance : Croyance divine pour le chien

Au moyen âge on croyait en Saint Hubert, le saint patron des chasseurs. Il était censé protéger les meutes de chiens des maladies, surtout de la rage. Les éleveurs lors de la messe du 3 Novembre de chaque année lui demandaient protection et chance pour leurs chiens.

A la renaissance on accouplait les chiennes sous les signes du Gémeaux ou du Verseau. On pensait que les chiens conçus sous ces 2 signes n’étaient pas sujet à la rage et qu’il y avait plus de mâles que de femelles lors des naissances.

Quels remèdes étaient utilisés pour soigner les chiens

Les chenils étaient entretenus par un éleveur. Pour être un bon éleveur, celui-ci devait connaître plusieurs symptômes différents. Au moyen âge et à la renaissance on pratiquait une gestion des maladies plus efficace et de meilleures guérissons qu’à l’Antiquité. 

A l’antiquité les soins en matière de vermifuge du chien étaient sous forme de graine de courge et de carotte. En guise d’antiparasites externes on utilisait des coupeaux de résineux jaunes que l’on plaçait au tour des litières.

La fleur de souffre était souvent utilisées dans les différents remèdes. Elle était mélangée soit à du lait pour soigner les chiens qui tremblaient, maigrissaient, soit à de l’huile d’olive pour soigner les maladies de peau, telle que la gale. Afin de combattre les parasites, on la déposait dans les litières. La fleur de souffre était aussi utilisée à titre préventif tous les 15 Jours pour atténuer d’autres symptômes ou pour purger les chiens.

En plus de ces traitements, on posait des emplâtres de Poix entre les deux yeux du chien ou on appliquait un séton sorte de drain en dessous des oreilles du chien.

Pour les vers intestinaux, on utilisait les graines de courge que l’on mélangeait à des huiles essentielles arbre à thé ou de thym. 

Lorsque dans les remèdes on employait certaines plantes qui incommodaient les chiens telles que les jacinthes, violettes ou certaines plantes toxiques, le lait de ces plantes était extrait et donné à boire aux chiens.

Lorsque le chien avait un gros coup de fatigue, le repos était imposé avec une légère saignée et quelques lavements. Puis, on lui faisait boire de l’eau mélangée à du lait pendant 3 jours.

Si le chien était mordu par une vipère, on baignait la pattes dans un bain d’alcali volatil en ayant pris soin auparavant de faire saigner la plaie.

Le chien était piqué par des frelons ou guêpes ? On appliquait de l’alcool volatil.

Le chien se brûlait ? On arrosait le chien d’eau froide. On appliquait ensuite une lotion avec une décoction de graine de lin et de tête de pavot ou on appliquait des cataplasmes d’émollients laudanisés.

Lorsque le chien boitait  on frottait son membre boiteux avec de l’essence de térébenthine plusieurs fois par jour. En cas de fracture on battait des blancs d’œufs avec de l’eau de vie et on appliquait ce mélange sous forme de cataplasme sous une attelle ajustait avec un bon bandage. L’attelle était retirée 6 semaines après. On rééduquait progressivement le chien. 

Hygiène corporel du chien

Le savon noir était utilisé pour nettoyer le chien qui était lavé une fois par mois. En cas de plaies, il était ajouté à cette eau savonnée de l’alun, de l’eau de vie camphrée, du vin, de la teinture d’aloès. La teinture d’aloès faisait fuir les insectes attirés par les plaies suintantes.

Pour les coussinets irrités, on appliquait un mélange d’huile et de vin ou une couche de suif. Parfois on appliquait des cataplasmes d’astringents de terre glaise avec du vinaigre, du sulfate de fer, du blanc d’Espagne ou de la suie, du sel.

Pour les oreilles, de l’huile de coco était utilisée pour le nettoyage ce qui est fortement déconseillé de nos jours. En cas de douleur, de l’huile de laurier chaude était introduite dans le conduit auditif.

Accouplements et gestation des chiennes

Lorsque la chienne était en chaleur on lui faisait souvent prendre des bains dans la rivière. Pour protéger de la rage les chiens issus des accouplements, on privilégiait  d'accoupler les chiens et les chiennes sous les signes du verseau ou du gémeaux.  On pensait également avoir plus de chiots mâles ou que de chiots femelles. 

Lorsque les petits étaient nés et qu’ils commençaient à voir, c’est à dire à partir de 10 Jours, ils étaient nourris de lait de chèvre ou de brebis avec un jaune d’œuf jusqu’à leur 10 mois. Les chiots n’étaient pas séparés de la mère avant deux bons mois. A partir de leur 10 mois, ils étaient nourris au régime du chenil ; à savoir pain composait d’1/3 de de froment, 1/3 d’orge, 1/3 de seigle. En dehors de la chasse, on leur donnait de la viande équine telle que chevaux, ânes, mules. Cette viande était dépouillée de leur peau car les éleveurs ne souhaitaient pas que les chiens prennent connaissance des animaux qu’ils consommaient.

Les bons éleveurs complétaient cette alimentation par des potages faits de chairs de chèvres et de têtes de bœuf.

Source : Jean-Hugues DECAUX

 


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